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Avis négatifs Disons Demain : ce qu'une PME peut en apprendre

Top 10 des avis négatifs Disons Demain

Disons Demain est le site de rencontre du groupe Meetic destiné aux plus de 50 ans. Sur Trustpilot, sa page affiche un TrustScore de 1,4 sur 5 pour 4 708 avis, avec la mention « N'a pas répondu aux avis négatifs ». Sur l'App Store et Google Play, la même marque obtient pourtant 3,9 et 4,0 sur 5. Cet écart n'est pas une anomalie : il illustre comment fonctionnent les plateformes d'avis, et ce qu'une marque gagne ou perd selon la façon dont elle les gère.

Cet article n'est ni un test du service ni un jugement sur la qualité des rencontres. Il s'appuie sur des données publiques consultées le 10 septembre 2026 et sur des sources institutionnelles, pour en tirer des critères de décision applicables aux avis clients d'une TPE ou d'une PME.

Disons Demain : la marque et son modèle

Disons Demain a été lancé en juin 2017 par Match Group, maison mère de Meetic, en même temps que son équivalent britannique Ourtime. Le site officiel se présente comme « le site de rencontre pour les plus de 50 ans » et son pied de page indique « Un site du groupe Meetic ». Les applications mobiles sont éditées par Meetic SAS.

Le site officiel n'affiche pas de grille tarifaire sur sa page d'accueil. Les seuls prix publics vérifiables figurent dans la liste des achats intégrés de l'application iOS : Premium 1 semaine à 19,99 €, Premium 1 mois à 36,99 €, Premium 6 mois à 95,99 €, mode Incognito 1 mois à 9,99 €, ainsi que des options à l'unité (Super Likes, Boosts). Les tarifs pratiqués sur le site web peuvent différer et varient avec les promotions ; nous ne les reprenons donc pas.

Ce modèle d'abonnement à renouvellement est au cœur des critiques. Nous l'avions déjà analysé dans notre article sur le modèle économique des sites de rencontre : la plateforme est payée pour un service dont le succès met fin à l'abonnement.

Trois plateformes, trois notes différentes

Le tableau ci-dessous résume les notes publiques de Disons Demain au 10 septembre 2026.

Notes publiques de Disons Demain, relevées le 10 septembre 2026
Plateforme Note Volume Remarque
Trustpilot (disonsdemain.fr) 1,4 / 5 4 708 avis 37 % d'avis à 1 étoile, 24 % à 5 étoiles ; profil revendiqué depuis février 2021 ; « N'a pas répondu aux avis négatifs »
App Store France 3,9 / 5 environ 22 000 notes Éditeur : Meetic SAS
Google Play 4,0 / 5 environ 39 000 notes Plus d'un million de téléchargements ; éditeur : Meetic

Deux mécanismes expliquent l'écart. D'abord, le public n'est pas le même : on note une application au moment où on l'installe, souvent après quelques jours d'usage, alors qu'on va sur Trustpilot pour raconter un litige, le plus souvent au moment de la résiliation. Ensuite, la formule de calcul diffère. Trustpilot précise que le TrustScore dépend « du nombre d'avis, de leur ancienneté » et intègre sept avis neutres à 3,5 étoiles pour lisser les profils peu notés. Les avis récents pèsent donc davantage que les anciens. C'est ce qui permet à une page comptant 46 % d'avis à 4 ou 5 étoiles d'afficher 1,4 : la tendance récente est nettement plus négative que l'historique.

Une note n'a donc de sens qu'avec sa méthode de calcul et son contexte de collecte.

Ce que reprochent les avis négatifs

Trustpilot regroupe automatiquement les avis récents par thèmes. Pour Disons Demain, cinq catégories ressortent : le site (décrit par les auteurs comme coûteux et décevant), l'abonnement (« difficultés et frais »), l'expérience utilisateur, le paiement (« complexité pour interrompre les prélèvements ») et le contact avec le service client. Les lecteurs y ajoutent souvent la question des profils qu'ils jugent faux ou inactifs et le sentiment de recevoir des sollicitations automatiques.

Il s'agit de ressentis déclarés par des auteurs qui ont choisi d'écrire, pas d'une mesure de la qualité du service. Leur récurrence reste exploitable : le tableau suivant transpose chaque famille de reproche en question de gestion.

Familles de reproches et questions de gestion correspondantes
Famille de reproche Ce que disent les avis Question à se poser dans son entreprise
Résiliation et prélèvements Renouvellement non désactivé, difficulté à stopper le paiement Le parcours d'arrêt est-il aussi simple que le parcours d'achat ?
Rapport qualité-prix Service jugé cher pour le résultat obtenu Ce que le client obtient est-il explicite avant le paiement ?
Service client Réponses tardives ou absentes Quel délai de réponse affichez-vous, et le tenez-vous ?
Confiance dans l'offre Profils jugés faux ou inactifs, sollicitations automatiques Vos mécanismes d'engagement sont-ils perçus comme sincères ?
Absence de réponse publique Aucune réponse de la marque aux avis négatifs Qui, chez vous, est chargé de répondre, et sous quel délai ?

Le point qui coûte le plus : ne pas répondre

La mention Trustpilot « N'a pas répondu aux avis négatifs » est, à mon sens, l'enseignement principal de ce cas. Le profil est revendiqué depuis 2021, ce qui signifie que la marque a accès aux outils de réponse. Elle choisit de ne pas les utiliser sur cette plateforme. Chaque avis négatif reste donc le dernier mot visible par les prospects.

Les études sur le comportement des consommateurs vont dans le même sens. Selon l'enquête IFOP pour Guest Suite publiée en janvier 2026, menée auprès de 1 003 Français de 18 ans et plus, 93 % des répondants déclarent consulter des avis avant d'acheter, 83 % disent avoir déjà abandonné un achat à cause d'avis négatifs, et 27 % citent les réponses du professionnel parmi leurs critères de confiance. La DGCCRF, de son côté, indiquait en décembre 2023 que 85 % des consommateurs se disent influencés par les avis publiés sur internet lors d'un achat.

Répondre ne fait pas disparaître l'avis et n'inverse pas la note à court terme. Cela change ce que lit le prospect : un problème reconnu, une explication, une voie de résolution. Pour un abonnement à renouvellement automatique, une réponse publique expliquant comment résilier aurait une valeur documentaire évidente.

Le cadre légal que vous devez connaître

La gestion des avis n'est pas seulement une question d'image. En France, le décret n° 2017-1436, en vigueur depuis le 1er janvier 2018, impose à toute personne qui collecte, modère ou diffuse des avis de consommateurs d'indiquer l'existence ou non d'une procédure de contrôle, la date de publication de chaque avis, et de communiquer à l'auteur les motifs d'un rejet (articles D. 111-17 à D. 111-19 du code de la consommation). Si vous affichez des avis sur votre propre site, ces obligations vous concernent.

La rédaction ou l'achat de faux avis relève de la pratique commerciale trompeuse. L'article L. 132-2 du code de la consommation prévoit deux ans d'emprisonnement et 300 000 € d'amende, montant qui peut être porté à 10 % du chiffre d'affaires annuel moyen ; les peines sont aggravées lorsque la pratique est commise en ligne. La DGCCRF dispose depuis septembre 2023 d'un outil, Polygraphe, qui analyse à grande échelle les schémas de publication d'avis (pics suspects, formulations similaires, comptes créés le même jour) pour cibler ses enquêtes.

Les plateformes filtrent également. Dans son rapport de confiance publié le 29 mai 2025, Trustpilot indique avoir retiré 4,5 millions de faux avis en 2024, soit 7,4 % des avis soumis cette année-là, dont 90 % par détection automatique. Gonfler artificiellement sa note est donc à la fois illégal et de moins en moins efficace.

Une méthode de gestion des avis pour une TPE ou une PME

Les règles de décision sont les mêmes pour une marque de grand groupe et pour une entreprise de dix personnes. Voici celles que je recommande.

  1. Cartographier les sources. Fiche Google Business, Trustpilot, Pages Jaunes, stores d'applications, marketplaces : listez où votre entreprise est notée, même sans l'avoir demandé, et revendiquez chaque profil.
  2. Lire les notes avec leur méthode. Une note Trustpilot pondérée dans le temps ne se compare pas à une moyenne Google. Suivez plutôt la tendance sur trois mois glissants et le volume d'avis par mois.
  3. Répondre à tous les avis négatifs, sous un délai fixé. Un accusé de réception factuel sous 48 heures, un renvoi vers un canal privé, puis une clôture publique quand le cas est réglé. Pas de réponse type copiée-collée.
  4. Traiter la cause, pas seulement le symptôme. Classez les avis par famille de reproche, comme dans le tableau ci-dessus. Si 40 % des plaintes portent sur la résiliation, le problème est dans le parcours client, pas dans la communication.
  5. Solliciter les avis de façon loyale. Demandez un avis à tous les clients, pas seulement aux satisfaits, sans contrepartie, et affichez les mentions exigées par le décret de 2017 si vous les publiez sur votre site.
  6. Mesurer l'effet. Note moyenne, part d'avis négatifs répondus, délai moyen de réponse, et impact sur la visibilité locale. Les avis alimentent aussi les étoiles affichées dans les résultats Google, sous conditions.

Pour une entreprise locale, cette discipline est directement liée au référencement local : la fiche Google Business est souvent le premier point de contact et les avis y sont visibles avant même le site.

Ce qu'il faut retenir du cas Disons Demain

Une note de 1,4 sur Trustpilot ne dit pas que le service est mauvais ; elle dit que les clients en litige n'obtiennent pas de réponse visible. Les 3,9 et 4,0 des stores reflètent un autre moment de la relation. La seule variable que la marque contrôle entièrement est sa présence dans la conversation. Ne pas répondre est un choix, et ce choix a un coût en confiance.

Questions fréquentes

Quelle est la note de Disons Demain sur Trustpilot ?

Au 10 septembre 2026, la page Trustpilot de disonsdemain.fr affiche un TrustScore de 1,4 sur 5 pour 4 708 avis, avec 37 % d'avis à une étoile. Le profil est revendiqué par l'entreprise depuis février 2021 et Trustpilot indique qu'elle n'a pas répondu aux avis négatifs.

Pourquoi les notes App Store et Google Play sont-elles meilleures que sur Trustpilot ?

Les utilisateurs notent une application peu après l'installation, alors qu'ils vont sur Trustpilot surtout pour signaler un litige, souvent lié à la résiliation. Trustpilot pondère aussi les avis récents plus fortement, ce qui accentue une tendance négative même si l'historique compte de nombreux avis positifs.

Combien coûte Disons Demain ?

Le site officiel n'affiche pas de grille tarifaire publique. La liste des achats intégrés de l'application iOS mentionne, en septembre 2026, un abonnement Premium à 19,99 € la semaine, 36,99 € le mois ou 95,99 € les six mois, ainsi que des options payantes. Les prix sur le site web peuvent différer et changer avec les promotions.

Une entreprise a-t-elle intérêt à répondre aux avis négatifs ?

Oui. Selon l'enquête IFOP pour Guest Suite de janvier 2026, 27 % des Français citent les réponses du professionnel parmi leurs critères de confiance et 83 % déclarent avoir déjà renoncé à un achat à cause d'avis négatifs. Une réponse factuelle montre au prospect qu'un problème est pris en charge.

Peut-on faire supprimer un avis négatif ?

Seuls les avis contraires aux règles de la plateforme (insultes, hors sujet, avis manifestement faux) peuvent être signalés puis retirés. Un avis négatif sincère ne peut pas être supprimé sur demande, et Trustpilot précise que les entreprises ne peuvent jamais payer pour retirer un avis.

Acheter de faux avis positifs est-il risqué ?

Oui. En France, c'est une pratique commerciale trompeuse punie de deux ans d'emprisonnement et 300 000 € d'amende, avec des peines aggravées en ligne. La DGCCRF utilise depuis 2023 l'outil Polygraphe pour détecter ces pratiques, et Trustpilot a retiré 4,5 millions de faux avis en 2024.

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