Top 10 des clients difficiles pour un négociateur

En 2012, j’ai eu le plaisir de faire un remplacement en tant que négociateur immobilier dans une étude notariale.

Suite à la crise financière de 2007-2008, les prix des biens chutent dans toute la France et particulièrement dans le Finistère Sud, où le marché du secondaire est important :

Dans ce contexte, nous avons alors près de 400 biens en vente pour très peu de prospects sérieux.

Alors que d’autres agences ferment en ville, nous faisons progresser le CA avec un technique simple : imposer doucement un prix de marché.

Comme Stéphane Plaza popularise l’idée dans le même temps à la télévision, les retours sont plutôt positifs. Les vendeurs comprennent qu’ils doivent se démarquer des centaines d’autres biens proposés par nous ou les agences immobilières.

Voici 10 clients qui m’ont laissé un souvenir mémorable lors de cet intérim.

10/ La dame qui renifle en entrant dans la chambre et annonce « il y a de la mérule, je le sens ».

9/ La dame qui enchaîne les coups de cœur, les offres unilatérales d’achat…

… et les rétractations.

8/ Le couple qui cherche activement une maison… depuis 4 ans.

C’est pas de chance, rien ne leur convient sur 163 visites.

7/ Le couple qui cherche non moins activement à vendre leur maison… depuis 3 ans.

Avec le même prix. En ayant refusé une offre inférieure de 10%.

6/ La mère et la fille qui veulent vendre la maison familiale sans que le père soit au courant.

« Mais Madame, le bien lui appartient pour moitié, j’ai besoin d’avoir sa signature sur le mandat ».

« Y’a pas un autre moyen !? ».

A part le faire disparaitre, je ne voyais pas…

5/ Le gars qui baisse pas le prix de sa maison « sinon on aurait des dizaines de visites, ce serait ingérable ».

4/ Le gars qui a calculé que s’il vend son corps de ferme 600 000€, il peut arrêter de travailler.

Aux dernières nouvelles, il était toujours crêpier.

3/ Le gars qui parle conjoncture économique pendant la visite. Parce qu’il est dans la Finance.

Enfin, dans la banque. Au guichet quoi.

2/ Le gars qui t’explique en riant que « tu connais pas le marché ». D’ailleurs, il te « donne sa chemise si on vend pas la baraque au moins 130 000€ ».

Il signe finalement à 75 000€ l’année suivante.

1/ Le gars qui tente de vendre sa maison de quartier deux fois plus cher que son voisin.

« On sait jamais, on peut tomber sur un étranger ou un parisien ».

J'ai engrangé mes premiers revenus sur le web en 2012 en développant et en monétisant le trafic de mes sites (AdSense...).


Depuis 2013 et mes premières prestations professionnelles, j'ai eu l'opportunité de participer à la progression de plus de 450 sites de plus de +20 pays.

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2 Comments
    • Cecilia
    • 26 décembre 2016
    Répondre

    C’est marrant de voir à quel point les gens peuvent parfois compliquer ce genre de transactions, pourtant simples ! Ça n’a pas dû être évident pour toi. Serais-tu prêt à retenter le coup un de ces jours ? 🙂

      • investim
      • 10 septembre 2018
      Répondre

      Avec l’âge, la patience progresse ; et Internet se développant, les clients et prospects sont de mieux informés… et cohérents.

      L’écart entre le prix affiché sur les annonces et le prix de vente final tourne entre 7 et 15%. Il devient heureusement rare de tomber sur un vendeur délirant ~~.

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