Investissement immobilier : Top 10 de mes pires locataires

Après l’achat d’un premier appartement dans une petite copro en 2007, j’ai opté pour l’achat de bâtiments complets ensuite. L’idée était de limiter les charges mensuelles en gérant tout moi-même.

Effectivement, avec l’achat d’un premier immeuble, je payais pour 6 appartements les mêmes frais que pour un seul. Par contre, dans une copro équilibrée, vous avez un mix propriétaires/locataires dont souvent une majorité de personnes concernées par le bon entretien et une occupation paisible du bâtiment.

Avec un public 100% locataires, la situation est d’emblée différente. Quand en plus, vous tombez sur des « cas », vous avez des anecdotes à raconter aux repas de famille…

1/ Le locataire qui te prévient qu’il a quitté l’appartement.

Comme il n’a pas payé le dernier mois, pas d’état de lieux de sortie et pas de caution à conserver en cas de dégradation évidemment.

Quelques mois plus tard, les impôts écriront pour la taxe d’habitation. Ils sont touchants de naïveté avec leurs questions : nouvelle adresse du locataire, employeur… En précisant bien que si vous n’avez pas les infos, tout peut être mis à votre charge !?

Lorsque le locataire quitte sans prévenir et qu’il répond par erreur au téléphone, il vous précisera maintenant qu’il est « SDF » si vous lui demandez sa nouvelle adresse.

Donc la personne aurait quitté un logement du jour au lendemain spontanément pour dormir dans la rue ? Une histoire bien indécente pour les gens qui sont réellement sans logement.

2/ Le locataire trop dépendant de ses parents (ou l’inverse).

Plusieurs fois, j’ai fait une visite avec un ou une jeune étudiante. Le logement est à son goût et nous convenons de nous revoir pour signer le bail.

Premier cas : le père ne trouve pas le logement assez bien pour son enfant.

Présent lors de la seconde visite, le père dénigre l’appartement « trop vieux » (cœur historique de la ville avec poutres apparentes et plancher…). Il ne s’est occupé de rien jusqu’à présent mais il va surement trouver mieux.

Spoiler : il ne va rien trouver du tout vu le marché tendu, ravaler sa fierté et me rappeler la semaine suivante… alors que j’ai trouvé un autre preneur.

Précédemment, le logement était occupé par un couple suite à une mutation professionnelle temporaire. Ils en étaient ravis.

Deuxième cas : le parent divorcé conteste le choix de l’autre parent.

Bail conclu avec une jeune fille et son père ; l’emménagement se passe correctement et je n’ai plus de nouvelles… jusqu’à ce que la mère rende visite à sa fille et estime que celle-ci vit dans un taudis.

Je reçois plusieurs appels menaçants car le logement (classé D) serait indécent. Il faudrait que je remplace la douche, installe des mitigeurs et refasse les peintures en fait. Je lui propose un départ sans préavis avec le remboursement de sa caution. Finalement, je suis un bandit, comme son ex-mari, mais sa fille va rester. 3 ans.

3/ Le locataire qui frappe les murs avec ses pieds et ses poings.

Hérité de l’ancien propriétaire, il pousse quelques hurlements aussi quand il est assez alcoolisé. La police vient lui faire coucou de temps en temps quand les voisins sont à bout.

Il finit par déménager et c’est l’occasion d’apprendre à reboucher des murs avec du papier journal et de l’enduit.

4/ Le locataire qui casse le nez du voisin.

Fils de bonne famille, ce jeune homme se détourne de ses parents pour maximiser ses stats de « street cred ».

Après quelques succès dans l’import/export et le commerce de stupéfiants, son logement est visité.

Il est persuadé qu’un locataire du rez-de-chaussée est dans le coup et décide de le confronter. Après l’avoir tabassé et lui avoir fracturé le nez, il est enfin convaincu de son innoncence.

La victime refuse de porter plainte par peur de représailles.

Je demanderai en urgence à la mère de l’agresseur de lui trouver un autre logement, ce qu’elle fera en s’excusant pour lui.

5/ La locataire qui ne supporte pas les « sales français ».

Je suis appelé par le locataire du local commercial du rez-de-chaussée.

Les parties communes sont difficiles d’accès à cause d’affaires entreposées par la locataire du dessus.

Il a essayé d’en discuter avec elle mais elle ne parle pas aux « sales français ».

Dommage qu’elle ne m’ai rient dit de cette aversion à la signature du bail, j’aurais pu lui épargner bien des tourments.

Plus tard, l’autre locataire du bâtiment se fera traiter de « sale antillais » avant d’être menacé d’un jet de pierre.

La police passera faire un tour, se fera narguer depuis les fenêtres, puis repartira.

6/ La locataire qui demande une remise pour un nouveau motif chaque mois.

Après 2 mois de location, je reçois régulièrement ses demandes de remise de loyer :

  1. Le loyer du logement est plus cher au m² que le loyer moyen dans la ville. Oui, d’accord, mais il n’est pas un quartier moyen, ni dans un état moyen. Pourquoi l’avoir choisi si c’est trop cher !?
  2. J’entends trop les voisins. Il faudrait revoir l’isolation phonique entre les étages.
  3. Le robinet est vétuste, il faudrait mettre un mitigeur. Je cède et j’envoie un artisan le remplacer.
  4. Je ne retrouve plus x (objet à 5€), l’artisan a du le prendre.

C’était ma limite. Je lui ai proposé de partir sans préavis dès qu’elle trouverait un logement plus convenable :/.

7/ La locataire concierge de l’immeuble qui te fait des comptes-rendus.

« Il y a beaucoup de passage chez Mademoiselle X au 2ème, souvent des garçons« .

Je suis partagé entre le rire genre « laisse là vivre sa vie » et le questionnement de savoir si le bailleur d’une « professionnelle » peut être inquiété.

Après recherche, non, le bailleur de bonne foi peut dormir tranquillement. Le propriétaire n’est responsable de rien sauf, bien sûr, si pénalement il est complice

8/ La locataire qui adopte deux chiens peu après son emménagement.

Et les laisse faire leurs besoins dans l’appartement, la cage d’escalier ou la cour commune.

Les promener dehors ? Ben non, elle n’a pas de laisse.

Je finirai par en acheter deux et condamner la porte de la cour.

9/ La (même) locataire qui jette discrètement (non) les crottes de son chien par la fenêtre du 2ème étage.

Parfois sur des voitures.

10/ Le locataire qui « a été crucifié » et « témoin d’un meurtre dans sa famille ».

Par ailleurs, « son appartement est hanté » et « il a plein de secrets à révéler ».

Au bout de quelques années, son tuteur admettra qu’il a besoin de soins et il déménagera dans une clinique.

(100% authentique évidemment… et un peu triste aussi).

J'ai engrangé mes premiers revenus sur le web en 2012 en développant et en monétisant le trafic de mes sites (AdSense...).


Depuis 2013 et mes premières prestations professionnelles, j'ai eu l'opportunité de participer à la progression de plus de 450 sites de plus de +20 pays.

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